COP30–Amazonia 2025 : Justice Climat & Guerre Finance
La COP30 en Amazonie pose les bases d’un nouvel agenda climatique, marqué par la lutte contre les inégalités et la redéfinition de la finance mondiale.
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Le Fonds Bezos Earth : 24 projets IA pour le climat et la nature
Le Bezos Earth Fund a dévoilé en mai 2025 les premiers bénéficiaires de son Grand Challenge “AI for Climate and Nature”. 24 équipes reçoivent un financement pour des initiatives liées à la biodiversité, au réseau électrique durable, aux protéines durables, etc.
Cette initiative montre l'importance croissante du lien entre technologie et durabilité.
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Une coalition mondiale pour une IA écologiquement durable
En février 2025, l’UNEP et l’UIT ont lancé une coalition pour orienter l’IA vers un modèle durable, équilibrant l’impact énergétique avec son potentiel environnemental.
Ce projet illustre la nécessité de repenser l'efficacité énergétique des algorithmes d'intelligence artificielle.
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Six projets financés par l’initiative Bits & Watts de Stanford
En février 2025, Stanford a lancé une nouvelle phase de son initiative Bits & Watts, une programme stratégique visant à accélérer l’intégration de l’intelligence artificielle dans les systèmes électriques. Six projets ont ainsi reçu un financement de 100 000 $ chacun pour explorer des solutions permettant de rendre l’IA plus respectueuse des réseaux électriques, plus sobre en énergie et plus fiable face à l’augmentation massive de la demande numérique.
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Greening AI : durabilité logicielle pour l’IA
En juin 2025, un atelier organisé à Lausanne a réuni des chercheurs, des ingénieurs et plusieurs acteurs de l’industrie technologique autour d’une même ambition : structurer le champ naissant de l’IA verte et promouvoir une éco-conception logicielle cohérente avec les objectifs climatiques internationaux. Cet événement a marqué une étape importante dans la reconnaissance de la durabilité comme critère de qualité essentiel pour les systèmes d’intelligence artificielle.
Pour en savoir plusLe Mur de la Dette : Comment les Crises Mutliples Marginalisent les PMA sur les Marchés Financiers
Le cumul des chocs – pandémie, inflation importée, crise énergétique et taux d'intérêt élevés – a érigé un véritable mur de la dette pour de nombreux Pays les Moins Avancés (PMA). Alors que ces nations luttent pour financer les objectifs de résilience climatique et de développement humain, l'augmentation du service de la dette asphyxie les budgets nationaux, menaçant l'atteinte des ODD d'ici 2030. Pour en savoir plus
Fin de l’illusion solidaire : les PMA paient le prix du repli américain
Le retrait des États-Unis de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et la réduction drastique des financements de l’USAID constituent un choc majeur pour les pays les moins avancés (PMA). Ces décisions compromettent l’atteinte des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD), en fragilisant des programmes vitaux dans la santé, l’éducation et l’accès à l’eau, mais aussi en perturbant la continuité des actions locales menées depuis plusieurs années. Au-delà de l’impact immédiat, cette rupture crée une incertitude structurelle qui met en péril les capacités institutionnelles des PMA à planifier, financer et maintenir leurs services essentiels. Une réponse internationale concertée et rapide devient désormais indispensable pour combler ce vide, stabiliser les systèmes nationaux et éviter un recul historique dans les progrès obtenus.
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Décrypter les ODD : Une Base Incontournable pour la Recherche
Adoptés en 2015 par les Nations unies, les Objectifs de Développement Durable (ODD) succèdent aux OMD en élargissant leur ambition à l’ensemble des pays et en intégrant pleinement les dimensions sociales, environnementales et économiques du développement. Les 17 ODD constituent ainsi un cadre universel, interdépendant et intégré, conçu pour orienter en profondeur les politiques publiques à l’horizon 2030. Pour les chercheurs seniors, ils représentent non seulement un socle analytique central pour évaluer les dynamiques globales et locales de transition, d’inclusion et de résilience, mais aussi un outil stratégique pour anticiper les ruptures, identifier les priorités d’action et comprendre les interactions entre les systèmes humains, économiques et écologiques.
Pour en savoir plusNous sommes un institut engagé pour accompagner la recherche appliquée au développement durable, en particulier à travers l’implication des chercheurs seniors soutenus par l’intelligence artificielle. Notre mission est de relier innovation, recherche et durabilité.
Notre structure est composée des entités suivantes :
La Bibliothèque numérique BN/PMA est une structure intégrante de l'Institut Européen des Sciences du Développement de Paris/IESD.
L'Institut IESD assure, en collaboration avec d'autres institutions partenaires, une formation de haut niveau sur le « développement des PMA ».
L'Alliance se propose d'offrir aux « élites nobélisantes », de l'Europe et des PMA, une « Tribune crédible » pour exposer leur analyse novatrice, à l'instar des grandes revues internationales diffusées par des institutions universitaires américaines et anglo-saxonnes d'excellence.
L'Institut IESD, en collaboration avec la Société d'Encouragement pour la Recherche et l'Invention - SERI, soutient les docteurs en sciences du développement.
Le Fonds Bezos Earth : 24 projets IA pour le climat et la nature
Le Fonds Bezos Earth : 24 projets IA pour le climat et la nature
Le Bezos Earth Fund a lancé en 2024 une enveloppe de 100 millions de dollars destinée à stimuler l’utilisation de l’intelligence artificielle dans des solutions environnementales innovantes. Cette initiative s’inscrit dans une stratégie plus large visant à démontrer que l’IA peut être un levier de transformation positive, loin des scénarios de dérives technologiques ou des critiques portant sur son empreinte énergétique.
Lors de la première phase de sélection, 24 projets ont été retenus. Ils couvrent une grande diversité de thématiques, allant de la protection des espèces menacées grâce à des systèmes de détection automatisés, à l’optimisation des réseaux électriques pour intégrer davantage d’énergies renouvelables, en passant par la modernisation des chaînes de production alimentaire pour en améliorer la durabilité et la résilience face au changement climatique.
Les chercheurs seniors impliqués dans ces projets proviennent d’universités prestigieuses, d’institutions publiques, de laboratoires interdisciplinaires et d’organisations non gouvernementales. La plupart travaillent à la croisée de plusieurs expertises : intelligence artificielle, écologie, ingénierie, agronomie, analyse du climat, ou encore conservation des sols et des océans. Cette diversité reflète la volonté du fonds de soutenir des solutions hybrides, capables d’apporter à la fois des résultats scientifiques solides et des retombées concrètes pour les territoires.
Amen Ra Mashariki, directeur de l’IA au sein du Bezos Earth Fund, insiste sur l’objectif fondamental du programme : renverser la perception souvent négative associée à l’intelligence artificielle. Selon lui, ces projets démontrent que l’IA peut générer des bénéfices majeurs pour l’environnement lorsqu’elle est conçue de manière responsable, transparente et rigoureusement encadrée. Chaque proposition retenue doit répondre à des critères exigeants en matière d’impact écologique, d’efficacité énergétique, de justice sociale et de pertinence pour les communautés locales. Les approches favorisant la réduction des inégalités, l’accessibilité technologique et l’implication des parties prenantes locales sont particulièrement valorisées.
Ce programme constitue ainsi un signal fort dans le paysage global des financements verts : il encourage l’émergence d’une IA au service de la planète, qui soutient la biodiversité, améliore la gestion des ressources naturelles et renforce la capacité des sociétés à faire face aux défis climatiques. En réunissant expertise scientifique, innovation technologique et responsabilité sociale, le Bezos Earth Fund contribue à ouvrir la voie vers une nouvelle génération de solutions environnementales intelligentes et inclusives.
Une coalition mondiale pour une IA écologiquement durable
Une coalition mondiale pour une IA écologiquement durable
Lancée à Paris lors du sommet AI Action Summit, cette coalition internationale regroupe désormais 37 entreprises, 11 États et 5 institutions multilatérales, avec l’objectif commun de standardiser et d’harmoniser les méthodes d’évaluation environnementale de l’intelligence artificielle. Cette initiative marque une étape majeure dans la prise de conscience globale des coûts écologiques liés au numérique. Les membres travaillent activement à mesurer l’impact énergétique des serveurs, à identifier les sources d’inefficacité dans les chaînes de calcul, et à concevoir des IA plus sobres, capables d’offrir les mêmes performances tout en réduisant leur empreinte carbone.
Lors de son intervention, António Guterres, secrétaire général de l’ONU, a souligné l’importance d’établir un équilibre clair entre les bénéfices socio-économiques de l’IA et ses coûts réels, qu’il s’agisse de la consommation électrique, des émissions associées ou de la gestion croissante des déchets électroniques. Il a rappelé que l’innovation technologique doit s’accompagner d’un sens renforcé de la responsabilité environnementale, sans quoi les gains de productivité risquent d’être annulés par des dommages irréversibles sur les écosystèmes.
Sur le plan opérationnel, la coalition a déjà lancé plusieurs initiatives de recherche, parmi lesquelles des frameworks de transparence énergétique, des hackathons dédiés à la conception de modèles “sobres” et optimisés, ainsi que des guides pratiques pour orienter les entreprises dans le choix de centres de données écologiques, alimentés par des énergies renouvelables et conformes aux meilleures pratiques internationales.
À plus long terme, la coalition ambitionne de proposer des normes internationales robustes — incluant des certifications ISO, des labels de performance énergétique comme Energy Star, et potentiellement de nouveaux standards adaptés aux spécificités de l’IA. L’objectif est d’établir une base commune permettant aux gouvernements, aux entreprises et aux chercheurs d’évaluer, comparer et améliorer la durabilité de leurs systèmes, ouvrant la voie à une intelligence artificielle réellement alignée avec les exigences du développement durable.
Six projets financés par l’initiative Bits & Watts de Stanford
Cette initiative intervient dans un contexte d’explosion des besoins énergétiques liés aux data centers, aux modèles d’IA de grande taille et à l’automatisation des infrastructures. Les chercheurs de Stanford cherchent à repenser l’architecture énergétique des systèmes intelligents afin d’éviter que leur croissance ne surcharge les réseaux existants, notamment dans les zones où les capacités de production sont limitées. L’objectif est d’intégrer dès la conception des algorithmes une gestion active, résiliente et coordonnées de la consommation électrique.
Plusieurs projets étudiés portent sur l’optimisation en temps réel de l’équilibre entre data centers et réseaux locaux, notamment par l’ajustement dynamique des charges selon les fluctuations de la demande. D’autres travaux s’intéressent aux microgrids, ces réseaux électriques locaux capables de fonctionner de manière autonome. Les chercheurs souhaitent développer des modèles prédictifs qui identifient les signaux faibles annonçant une instabilité, permettant ainsi d’intervenir avant la survenue de coupures ou de pannes critiques.
Un autre axe de recherche concerne la modélisation avancée des systèmes électriques afin de simuler différents scénarios d’intégration de l’IA dans des zones densément peuplées ou disposant d’infrastructures vieillissantes. Ces travaux pourraient permettre d’adapter l’implantation des infrastructures cloud et d’améliorer la coordination entre opérateurs énergétiques, industries technologiques et pouvoirs publics.
Enfin, un des projets les plus novateurs vise à créer une plateforme collaborative reliant utilities, laboratoires de recherche et entreprises technologiques. Cette plateforme permettra de mutualiser les données opérationnelles et de développer des algorithmes partagés capables d’optimiser la consommation énergétique à grande échelle. Ce type de modèle constitue une première étape vers une gouvernance énergétique plus intelligente et interconnectée.
L’initiative Bits & Watts, développée par le Precourt Institute for Energy, repose sur l’idée qu’un système électrique moderne doit évoluer au même rythme que les innovations numériques. Les six projets financés s’inscrivent dans un effort global visant à assurer que l’IA ne devienne pas un facteur de stress énergétique supplémentaire, mais au contraire un levier de stabilisation et d’efficacité.
Les chercheurs travaillent ainsi à développer des approches multidisciplinaires : analyse de réseaux, modélisation numérique, science des données, cybersécurité énergétique et économie des systèmes électriques. En reliant étroitement ces disciplines, Stanford espère créer une feuille de route pour une IA plus durable et plus responsable, capable de s’adapter aux contraintes matérielles des infrastructures.
Au-delà des aspects techniques, l’initiative encourage un dialogue permanent entre acteurs institutionnels et industriels, afin d’aligner les innovations académiques avec les besoins concrets du terrain : réduction des coûts opérationnels, prévention des pannes, renforcement de la stabilité régionale, et meilleure gestion des pics de consommation. Cette approche systémique est considérée comme essentielle pour faire face au double défi de l’explosion des usages numériques et de la transition énergétique.
En soutenant ces travaux, Stanford cherche à préfigurer une nouvelle génération d’outils numériques capables d’allier performance, sobriété et résilience. Les retombées attendues vont au-delà de la Californie : elles pourraient proposer un modèle mondial pour intégrer l’IA dans les réseaux électriques de façon sécurisée, efficace et durable, y compris dans les pays où les infrastructures sont fragiles.
Greening AI : durabilité logicielle pour l’IA
Greening AI : durabilité logicielle pour l’IA
Le workshop intitulé “Greening AI-enabled Systems” a mis sur la table un ensemble de défis et de recommandations pour construire une intelligence artificielle véritablement durable dès la phase de conception logicielle. Les discussions ont porté sur les standards d’évaluation énergétique, les benchmarks permettant de mesurer l’empreinte carbone des modèles, les architectures éco-responsables, l’adaptation dynamique des systèmes et la sensibilisation des acteurs de l’écosystème numérique.
Au-delà de ces aspects techniques, le workshop a insisté sur la nécessité d’intégrer une réflexion globale sur le cycle de vie des modèles d’IA, de leur entraînement à leur déploiement, en passant par leur maintenance et leur réutilisation potentielle.
Il en ressort que la durabilité ne peut plus être perçue comme un ajout marginal ou une optimisation tardive : elle doit devenir une exigence structurante dès les premières lignes de code. Pour cela, les développeurs et les chercheurs seniors sont encouragés à repenser leurs méthodologies de travail, à privilégier des modèles plus sobres, à mutualiser les ressources et à documenter précisément les coûts énergétiques des systèmes. Le workshop rappelle également l’importance des outils analytiques et des tableaux de bord dédiés, afin de rendre visible l’impact environnemental de chaque choix technique.
Ce collectif pose ainsi les fondements d’un futur où l’innovation technologique et la responsabilité écologique avancent de pair. En intégrant des contraintes environnementales dans la conception logicielle de l’IA, il devient possible d’envisager une Intelligence Artificielle non seulement performante, mais aussi respectueuse du climat, optimisée sur le plan énergétique et alignée avec les objectifs globaux de durabilité.
Le Mur de la Dette : Comment les Crises Mutliples Marginalisent les PMA sur les Marchés Financiers
Depuis 2020, les Pays les Moins Avancés (PMA) font face à une superposition inédite de crises qui a fait grimper leur endettement à des niveaux insoutenables. La hausse du dollar et les taux d’intérêt agressifs des banques centrales occidentales ont mécaniquement alourdi le coût du service de la dette libellée en devises étrangères. Cet effet ciseau réduit drastiquement les marges de manœuvre budgétaires des gouvernements, qui doivent choisir entre le remboursement des créanciers et l’investissement dans des secteurs vitaux comme la santé, l’éducation et les infrastructures d’adaptation climatique.
Ce poids financier est d’autant plus critique que le retrait des bailleurs traditionnels, tel qu’observé avec le repli américain de l’aide internationale, accentue la fragilité des systèmes sociaux. L’enjeu va au-delà des chiffres : il s’agit d’une crise de crédibilité et d’accès. Les PMA sont perçus comme trop risqués par les marchés privés, les isolant de fait des flux d’investissements qui pourraient transformer leurs économies. La nécessité de financer l’économie circulaire et la transition énergétique est ainsi systématiquement reportée.
Le manque de transparence et la complexité des créanciers, notamment l’importance croissante de la dette bilatérale non traditionnelle, compliquent la mise en œuvre de mécanismes d’allègement efficaces comme le Cadre Commun du G20. Pour les PMA, il est impératif d’imposer un nouveau dialogue Nord-Sud qui reconnaisse la notion de dette climatique et de coresponsabilité. La restructuration de la dette ne doit pas se faire au détriment des objectifs de développement à long terme.
La solution réside dans la promotion de mécanismes innovants comme les swaps dette-nature ou les swaps dette-ODD, permettant de convertir une partie du fardeau de la dette en investissements directs et vérifiables dans la résilience climatique et la biodiversité. Cependant, cela exige une volonté politique forte des institutions financières internationales (FMI, Banque mondiale) et des pays créanciers pour aller au-delà des solutions techniques et adopter une approche plus équitable et systémique de la finance du développement.
Si la communauté internationale ne parvient pas à désamorcer la crise de la dette, les PMA risquent de sombrer dans une marginalisation économique durable. Cela compromet non seulement l’Agenda 2030, mais aussi la stabilité globale, car la pauvreté persistante et le manque d’opportunités alimentent l’instabilité politique et les flux migratoires. Un engagement renouvelé sur les principes de la coresponsabilité financière est l’ultime frontière pour garantir la souveraineté économique des PMA.
Fin de l’illusion solidaire : les PMA paient le prix du repli américain
Le 20 janvier 2025, les États-Unis ont simultanément lancé leur retrait de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et gelé 90 jours d’aide étrangère, dont celle de l’Agence américaine pour le développement international (USAID). Ce double choc diplomatique et financier a des répercussions directes sur les pays les moins avancés (PMA), qui dépendent fortement de ces aides pour répondre aux Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD), en particulier ceux relatifs à la santé, à l’éducation et à la réduction de la pauvreté. L’OMS, amputée de près de 20 % de son budget, voit ses campagnes de vaccination, de lutte contre les pandémies et de renforcement des systèmes de santé suspendues ou ralenties, notamment en Afrique subsaharienne. En parallèle, la suppression de plus de 5 000 projets de l’USAID, y compris les piliers comme le PMI (malaria), PEPFAR (VIH/Sida) ou les programmes d’accès à l’eau et à l’éducation, menace les fondations mêmes des progrès sociaux dans les PMA. Au-delà des chiffres, c’est une dynamique globale de coopération Nord-Sud qui vacille. De nombreux chercheurs seniors, responsables de projets financés par ces programmes, voient leurs travaux interrompus et leurs partenaires locaux plongés dans l’incertitude. Ce repli américain impose de repenser les mécanismes de solidarité internationale et d’imaginer une nouvelle gouvernance plus autonome, inclusive et résiliente pour les PMA.
Décrypter les ODD : Une Base Incontournable pour la Recherche
🧭 1. Origine et continuité
- Les ODD ont été définis lors du Sommet sur le développement durable de 2015, à l’issue d’un processus consultatif mondial impliquant États, société civile et chercheurs.
- Ils font suite aux OMD, tout en élargissant leur portée aux enjeux environnementaux, à la gouvernance, à la paix et aux inégalités.
🎯 2. Les 17 Objectifs
- Éradication de la pauvreté
- Lutte contre la faim
- Bonne santé et bien-être
- Éducation de qualité
- Égalité entre les sexes
- Eau propre et assainissement
- Énergie propre et d’un coût abordable
- Travail décent et croissance économique
- Industrie, innovation et infrastructures
- Réduction des inégalités
- Villes et communautés durables
- Consommation et production responsables
- Lutte contre les changements climatiques
- Vie aquatique
- Vie terrestre
- Paix, justice et institutions efficaces
- Partenariats pour la réalisation des objectifs
📐 3. Méthodologie et indicateurs
- Chaque ODD comprend des cibles précises (169 au total) et un ensemble de 232 indicateurs mondiaux.
- Ces indicateurs permettent un suivi régulier par pays, avec des déclinaisons régionales et locales.
- L’approche est multidimensionnelle : les indicateurs combinent des données sociales, économiques, environnementales et institutionnelles.
🧮 4. Défis et leviers pour les chercheurs
- L’interdépendance entre objectifs impose une lecture systémique : les progrès dans un domaine peuvent impacter positivement ou négativement d'autres.
- Le manque de données dans certains pays, notamment les PMA, limite l’analyse longitudinale.
- Les chercheurs jouent un rôle clé dans l’adaptation des indicateurs au contexte local, l’évaluation d’impact, et la mise en lumière des tensions entre objectifs (ex. croissance vs durabilité).
🔄 5. ODD et recherche stratégique
- Les ODD sont une matrice d’analyse des politiques publiques, de la gouvernance internationale, et des transitions écologiques et sociales.
- Ils offrent aux chercheurs un langage commun pour dialoguer avec les décideurs et orienter les priorités d’investissement.
- Enfin, ils servent de boussole éthique et stratégique pour les institutions de recherche, appelées à contribuer activement à l’Agenda 2030.
BIBLIOTHÈQUE NUMÉRIQUE
LA BIBLIOTHÈQUE NUMÉRIQUE BN/PMA
La Bibliothèque numérique BN/PMA est une structure intégrante de l'Institut Européen des Sciences du Développement de Paris/IESD. Sa création est une réponse aux préoccupations des acteurs du développement des PMA et celle de la communauté internationale visant à rendre accessible les documents sur l'appropriation des théories/concepts sur les PMA : « Objectifs du millénaire pour le Développement », Accord de Partenariat Économique, intégration régionale, etc.
La BN/PMA se veut d'être l'une des plus importantes bibliothèques numériques spécialisées et accessibles « gratuitement » sur internet, sur les PMA dans la démarche de « l'accès universel au savoir humain. »
Les sciences du développement sont constituées de quatre principaux domaines : économie, éducation, environnement, santé publique. À titre d'exemple, on peut considérer les thèmes suivants :
- Développement durable
- Développement humain
- Échanges internationaux
- Entreprise
- Environnement/exploitation minière
- Financement du développement
- Marché, libéralisation et privatisation
- Mondialisation, intégration régionale
- Réformes de l'État/gouvernance
- Stabilisation macroéconomique
- Régulation financière
- Pandémie : sida, paludisme, tuberculose
- Technologie de l'Information et de la Communication - TICs
L'objectif est de parvenir à numériser des ouvrages très pertinents de la Bibliothèque PMA.
La Bibliothèque numérique des PMA - BN/PMA qui se positionne comme complémentaire aux autres bibliothèques numériques, sera liée, par exemple, avec la Bibliothèque numérique mondiale (BNM), la bibliothèque numérique européenne, la Bibliothèque numérique francophone, et progressivement avec les bibliothèques numériques des 50 pays PMA.
La BN/PMA mettra à la disposition du public les principaux fournisseurs d'information sur les PMA.
ALLIANCE : Revue des docteurs en sciences du développement EUROPE/PMA
L'Alliance se propose d'offrir aux « élites nobélisantes », de l'Europe et des PMA, une « Tribune crédible » pour exposer leur analyse novatrice, à l'instar des grandes revues internationales diffusées par des institutions universitaires américaines et anglo-saxonnes d'excellence.
Les élites nobélisantes sont définies comme des acteurs titulaires d'un doctorat ou des diplômes de l'enseignement supérieur (masters-grandes écoles) qui s'engagent à devenir les meilleures.
ENTRETIEN
Comment les acteurs, des personnalités d'avant-poste sur le développement, qui sont au cœur de la vie politique,
analysent-ils l'actualité par une approche interdisciplinaire à dominante économique ?
IDÉES INNOVATRICES
Cette rubrique reprend les idées novatrices apportées par les lauréats du Prix Nobel et d'autres acteurs ayant été primés
par des prix reconnus dans le milieu universitaire et de la recherche.
Cette approche historique raccourcit la recherche et peut apporter un nouvel éclairage sur les questions en débat.
ÉTUDES PROSPECTIVES
Des docteurs en sciences du développement livreront leurs analyses sur les défis des PMA de la prochaine décennie :
mise en œuvre des conventions régionales, application du développement durable, conflits et instabilité politique,
question démographique et sécurité alimentaire, marginalisation au sein du « village planétaire », application des TICs.
ANALYSE DES PUBLICATIONS
Vous découvrirez les innovations, en matière de développement, diffusées dans des livres et des revues spécialisées.
Ces analyses ont été réalisées avec assez de recul pour servir de base à des réflexions dans la rénovation des modèles
et des théories économiques visant à améliorer le mécanisme et le fonctionnement de notre « village planétaire ».
Ces articles sont axés sur le développement des pays PMA et/ou sur leurs relations avec l'Union Européenne.
La Revue attache une importance particulière dans l'utilisation des termes et des concepts reconnus et partagés par tous les acteurs des sciences du développement.
Ces articles sont rédigés par des docteurs en sciences du développement (économie, éducation, environnement, santé) et des diplômés de l'enseignement supérieur des mêmes spécialités (masters, grandes écoles), d'Europe et des PMA. Ce sont des avant-postes dans la filière de leur spécialisation.
Les articles sont réalisés en deux langues : français - anglais.
Revue « ALLIANCE » :
1500 exemplaires
32 pages
Couverture en quadrichromie de 250g
À l'intérieur, en bichromie de 100g
Périodicité trimestrielle
Société d'Encouragement pour la Recherche et l'Invention
Président d'honneur : Prof. François GROS, Membre de l'Institut de France, Secrétaire perpétuel honoraire de l'Académie des Sciences.
Président Fondateur : Edouard Belin, Grand Maître de l'Ordre du Mérite pour la recherche et l'Invention.
Président Fondateur : Dr. Eugène Marcel GUITON, Membre de l'Académie des Sciences de New York et de la Société Royale des Arts et Sciences de Londres.
Chancelier : Dr. Marius RABETSIMAMANGA, Président de l'Institut Européen des Sciences du Développement de Paris - IESD
Pour soutenir la mobilisation des docteurs en sciences du développement et des diplômés de l'enseignement supérieur des mêmes spécialités (mastères et grandes Écoles), l'Institut IESD, en collaboration avec la SERI, a décidé d'honorer ceux qui contribuent au développement de la recherche, de l'invention et de l'innovation des PMA.
La SERI est un organisme français fondé en 1955 sous le patronage de plusieurs ministères français. Elle a pour buts :
- de promouvoir la Recherche, l'Invention et l'Innovation dans tous les domaines de l'activité humaine ;
- d'encourager et d'aider les chercheurs de toutes disciplines ;
- d'honorer les personnes qui se sont particulièrement distinguées par leurs travaux ou leur contribution par la remise de la « Médaille de la Recherche et de l'Invention ».
Le Conseil de l'Ordre pour la Recherche et l'Invention a été remplacé en 1966 par un Conseil de Promotion, chargé d’attribuer les médailles d’encouragement. Celles-ci vont de la médaille de bronze à la grande médaille d'or.
La cérémonie de remise est traditionnellement présidée par le Président de l'Académie des Sciences et les ministres concernés. Depuis 1955, la SERI a récompensé près d’un millier de personnalités françaises et internationales.
Parmi les lauréats :
- Prof. Raymond Daudel (Académie des Sciences)
- Prof. Pierre AUGER (Institut)
- MR Yves BERUBE (Ministre, Québec)
- Duc de BROGLIE (Prix Nobel)
- Jacques-Yves COUSTEAU (Monaco)
- Hubert CURIEN (CNES)
- Jean DAUSSET (Prix Nobel Médecine)
- Robert DEBRÉ (Institut de France)
- Giulio NATTA (Prix Nobel Chimie, Italie)
- Jacques TREFOUEL (Institut Pasteur)
- Alain Rabetsimamanga (GESTE)
- Prof. Rakoto RATSIMAMANGA (CNRS)
- Prof. A. E SHEINDLIN (URSS)
- Pierre ZETTWOG (CEA)
- Henri ZIEGLER (Aéronautique)
- Werner Von BRAUN (USA)